27.8.11

Evile, Five Serpent’s Teeth explose

Déjà le troisième album studio pour le quatuor anglais de thrash metal et une énergie toujours intacte pour ce groupe que certains ont trop souvent comparé à Slayer par flemmardise. Evile est surtout une belle synthèse de ce que le thrash metal de la côte ouest des Etats-Unis peut offrir de mieux depuis les 80’s. Puis, une fois en terres britanniques, cette couleur musicale prend une saveur différente, c’est ce qui en fait son attrait. Pour ce nouvel effort, Evile n’a pas voulu afficher des illustrations de l’enfer ou d’humain confronté à de terribles créatures (« Hell Demo » ou « Infected Nations »). Le chanteur et guitariste rythmique Matt Drake explique : « Nous avons essayé de faire quelque chose de différent par rapport à ce que nous avons déjà fait par le passé. Nous avons voulu proposer quelque chose de plus design. La pochette de ce disque a été réalisée par un grand artiste du nom de Gustavo Sazes. Nous sommes tombés dessus à un moment où on cherchait désespérément une illustration qui colle parfaitement à la musique de ce disque. On tire donc notre chapeau à Gustavo ! Ce qu’il y a de bien avec cette pochette, c’est que l’on peut projeter ce que l’on a envie d’y projeter. C’est la même chose pour les paroles de nos chansons, libre à chacun d’en faire son interprétation. » Produit par Russ Russell (Napalm Death, Dimmu Borgir), qui avait déjà travaillé sur le précédent « Infected Nations » (2009), « Five Serpent’s Teeth » a été enregistré aux studios Parlour à Kettering, une charmante petite ville anglaise, à l’est de Birmingham, ce qui n’empêche pas (au contraire) ce disque de contenir son lot d’histoires terrifiantes (« In Dreams Of Terror », « Origin Of Oblivion »…). Ol Drake, le guitariste soliste, poursuit : « Il y a beaucoup de tempos et d’ambiances variées dans ce disque et je suis impatient de voir comment les gens vont le recevoir. Nous avons passé du temps en studio et chez nous pour essayer de trouver le meilleur ordre des morceaux afin que l’ensemble soit parfaitement articulé. » Entre un « Cult » qui déploie ses rythmiques heavy chirurgicales ou « Descent Into Madness » qui envoie du bois sans compter, il reste quand même de la place pour l’émotion. En effet, le slow noir de « In Memoriam » rend hommage à Mike Alexander, le défunt bassiste du groupe. « Il y a beaucoup de choses derrière cette chanson. Elle est dédiée à tout ceux qui ont perdu un être proche. Nous avions envie d’inclure dans ce disque quelque chose de spécial pour Mike, sa famille et nous-mêmes », précise Drake. De quoi offrir encore plus de densité à un album qui n’en manque pas.

Markus Schenker
Photos : DR

Evile, Five Serpent’s Teeth (Earache Records)
Sortie le 26 septembre 2011

Evile, Eternal Empire, video preview