29.6.10

Angelus Apatrida, Clockwork (Century Media/EMI)

Ce quatuor espagnol affectionne tout particulièrement l’agressivité sonore du thrash metal et propose un (vrai) album après deux réalisations indépendantes. Il faut préciser que le groupe a roulé sa bosse dans l’underground et montre aujourd’hui qu’il maîtrise parfaitement son sujet. Angelus Apatrida rend ici hommage aux formations qui lui ont donné envie de se mettre au metal, d’Iron Maiden (le groupe reprend « Be Quick Or Be Dead » à la fin de son disque) en passant par Overkill, Anthrax, Megadeth, Testament, Annihilator ou Pantera. C’est du lourd, du racé, un vrai travail de connaisseurs qui ne laisse rien au hasard. Dès les premières notes, « Blast Off » fait bien penser à ce que peut réaliser la bande de Chuck Billy. Puis, si tu cherches de la cavalcade bien dosée et puissante, des refrains qui te vrillent bien la tête, écoute donc « Of Men And Tyrants ». Passons sur « Clockwork », malgré un bon solo du six cordiste (et chanteur) Guillermo Izquierdo, pour s’attarder sur les furieux « Devil Take The Hindmost » ou « Legally Brainwashed » qui frappent là où ça fait mal. Du brutal comme on l’aime dans le genre. Puis, quand il le souhaite, Angelus sait se montrer mélodique à l’image du plutôt bien troussé « My Insanity ». Bon, on n’est pas encore au niveau de la redoutable efficacité rythmique de Testament ou Megadeth, ni à un niveau de production irréprochable, mais force est de constater que Angelus Apatrida a bien appris sa leçon et qu’il se montre capable de belles choses dans le domaine. A juger sur pièces en live.

Dead Zone

Angelus Apatrida, Clockwork (Century Media/EMI)
Sortie le 21 juin 2010

Angelus Apatrida, Blast Off, video